Au début, j'avais l'impression de vivre un film
Quand l'intensité du début devient le premier maillon de l'emprise

Le témoignage
"Au début, j'avais l'impression de vivre un film. Il a su exactement quoi dire, quoi offrir, à quel moment. Mes amies m'enviaient. Aujourd'hui, je sais qu'il a fait la même chose avec sa précédente compagne. Ce n'était pas pour moi. C'était une méthode."
Ce que ce témoignage révèle
Ce récit ne signifie pas que toute relation intense ou toute attention généreuse cache une stratégie. Ce qui devient préoccupant, c'est la combinaison de la rapidité, de l'impression d'être comprise de manière presque surnaturelle et, surtout, de l'utilisation ultérieure de ce début idéalisé comme point de comparaison. Le début peut alors devenir une dette affective : la victime cherche à retrouver la personne des premières semaines et se demande ce qu'elle a fait pour que cette version disparaisse. Elle reste attachée non seulement à la relation réelle, mais aussi à la promesse initiale. Découvrir que les mêmes gestes et les mêmes mots ont été reproduits avec une autre personne permet parfois de sortir de l'explication personnelle : ce n'était pas une insuffisance de la victime, mais un scénario relationnel.
À retenir
Ce n'est pas l'intensité du début qui suffit à caractériser l'emprise, mais la manière dont cette intensité est ensuite utilisée pour créer de l'attachement, de la culpabilité et l'espoir d'un retour en arrière.
— À cœur défendu



